Saint James

Saint James, c’est d’abord un anglicisme, car beaucoup de monde prononce le James à la James Bond. Et les habitants du petit village de Saint James, à quelques kilomètre du Mont Saint-Michel ne comprennent pas trop pourquoi. Et Saint-James est Normand, n’en déplaise à tous ceux qui pensaient avoir affaire à une entreprise bretonne.

Saint James, c’est aussi l’histoire d’une tricoterie, comme il en existe quelques unes pas loin des bord de mer. Il y a la Tricoterie du Val de Saire en Basse Normandie, et Saint James en Bretagne.

En 1850, il s’agit simplement d’un atelier qui file et teint la laine locale tenu par le maire local, Léon Legallais.

C’est un siècle plus tard, quand l’atelier devenu usine sera reprise par Julien Bonte que l’activité se recentrera sur le « vrai chandail marin breton », entendre, un chandail en laine vierge, tricoté très serré qui permet aux marins de ne pas avoir froid en mer. Le mot chandail vient de l’expression « marchands d’ail » qui étaient négociants en ail et oignons qui traversaient la Manche  pour vendre leurs produits.

En 1972, l’usine succède à Bernard Bonte, le fils de Julien, et en 1977, une nouvelle usine de 2.000 m2 est construite. S’en suit une diversification importante et la création de collection. En 1982, une collection 100% coton voit le jour. La marque vient empiété sur le savoir d’Armor Lux, spécialisé dans la coton et dont le produit phare est la vareuse, chacun ayant sa propre histoire et ses spécialités.

Pour les soixante ans de la marque et les cent ans de Leon Legallais, l’usine fabrique le plus grand pull du monde de 8 m de haut et 14 m de large entre les deux extrémités des manches.

En 1990, Bernard Bonte prend sa retraite et un plan de reprise de l’usine par les salariés est mis en place. La société est alors dirigé par Yannick Duval, président du Directoire et Joël Legendre, DAF.

En 1994, alors que le secteur textile a tendance à se délocalisé, Saint James décide de construire de nouveaux bâtiments. En 2001, un nouvel agrandissement porte à 11.000 m2 le site de production. Les Tricots Saint James crée alors en collection « chaines et trame » (par opposition à la maille) pour des confectionneurs.

En 2008, la marque ouvre étend son réseau de distributeur et ouvre plusieurs concept-store.

En 2011, l’entreprise fait 40 millions de chiffre d’affaire dont 30% à l’export et en 2012, l’entreprise est racheté sous LBO par un groupe de cadres dirigeants qui nomment Luc Lesénécal président du directoire, et Patrice Guinebault directeur général.

En 2013, l’entreprise devient « Patrimoine vivant » au vue de sa « maîtrise des techniques traditionnelles et un savoir-faire complexe, qu’ils soient mécaniques comme le tricotage en forme, ou manuels comme le raccoutrage, le remaillage » . En 2014, Laurent Fabius remet à l’entreprise le label de « Entreprise du Patrimoine Vivant ». Afin de montrer son attachement à la France, certains produits sont étiquetés « L’Atelier Saint James » et porte un visa de contrôle, notamment une marinière bleu blanc rouge.

Aujourd’hui, est la digne représentante d’une réussite à la française dans le domaine du textile. Les produits peuvent être trouvé soit dans des multi-marques, soit dans des boutiques Saint-James. Il est possible d’acheter via le site internet : www.boutique-saint-james.fr

Le site d’information de la société www.saint-james.fr semble être en rénovation. En attendant, un partie de l’histoire de l’entreprise est disponible sur la boutique. En espérant que ce qui apparait à la rédaction de l’article ne soit qu’une ébauche. Le site était encore la semaine dernière bien en deçà des mes attentes. Il semble sur ce point que l’entreprise soit géré en bon père de famille, mais avec des économies de bouts de chandelle. J’ai eu à contacté le service client trois fois pour un même problème. J’ai eu une réponse au bout de la troisième et ce n’était pas le genre de réponse attendu. Je détaillerai ce mauvais côté de fonctionnement de la société lorsque je parlerai du produit en question.

Les produits, quant à eux sont de gamme supérieur donc pas donné. Néanmoins, les produits sont de qualité (n’ayez néanmoins pas la malchance de tombé sur un article défectueux, vous le regretteriez).

Un pull marin coûte entre 100 et 150 €

Pull bleu long

L’original, long

Pull toilé

Avec des empiècements toilés

Pull bleu

Basique

Pull rayé

Rayé

Pull rouge

Rouge

 

 

 

 

 

 

 

Pour un caban, compter à partir de 300 €

Caban

Caban classique

 

 

 

 

 

 

Pour un marnière, entre 50 et 100 € (voir plus pour des éditions limitées comme celle de l’Atelier) suivant le type

Marinière classique

Marinière classique

Mainière authentique

Marinière authentique, celle de Jean-Paul Gauthier ou de nos joueurs de foot

 

 

 

 

 

 

 

 

Une robe type marinière, moins d’une centaine d’euros

Robe manche courte

Robe d’été manche courte

Robe manche longue

Robe d’été manche longue

 

 

 

 

 

 

Pour un ciré, un peu plus de 100 €

Parka imperméable

Parka imperméable

Pour un bonnet 15 €, une casquette de marin 31 €

Bonnet

Le bonnet de Cousteau

Casquette

La véritable casquette de péchou

 

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